Assemblée Générale – 17/03/2018

L’Assemblée Générale de l’association aura lieu

le samedi 17 mars 2018
à 19 heures à la salle Ste-Barbe de Sélestat

ORDRE DU JOUR

Ouverture de l’Assemblée Générale
Bilan des activités
Bilan financier
Compte rendu des réviseurs aux comptes
Election de deux réviseurs aux comptes
Renouvellement du comité
Projets de l’association
Parole aux membres et aux élus
Collation

Nous serons heureux de vous accueillir en cette occasion.

Pour nous permettre d’organiser au mieux cette soirée, merci de confirmer votre présence via le formulaire ci-dessous, avant le 10 mars 2018

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

Publié dans Sorties dominicales | Laisser un commentaire

Dimanche 18 février 2018

Les organisateurs ont un peu été surpris; ils ne s’attendaient pas à une telle affluence. Quand Sport Evasion se pointe, on double le nombre des participants. Il y avait donc une dizaine de marcheurs et un peu plus de coureurs. On peut dire qu’il ont été inspirés de se lever…

Les marcheurs (les plus rapides) ont eu droit au château dans la brume.

Les coureurs, ont pris le temps de passer par le Teufelsloch

de remonter par le rocher de l’âne sur un fabuleux sentier immaculé,

pour arriver au Schulwaldplatz.

Petite photo de famille, pause boules de neiges,

et on revient vers Dambach (quasi 20 cm de fraîche à cet endroit).

Le soleil commence à percer, c’est féérique !

On remonte au Kaesmarkt par un sentier transfiguré.

avant de faire une dernière pause devant la forteresse toute de blanc vêtue.

Honnêtement, courir dans la chantilly fut un réel délice !

Publié dans Sorties dominicales | Laisser un commentaire

Lucca Episode 2/3

Coincer le fainéant sur le mot « découverte » disions-nous…

 

 

 

Y’a pas à dire. On a aussi découvert… Ça me coûte mais je dois avouer qu’avec ces mots clés, mon fainéant a drôlement vu juste. On a vu un paquet de belles choses. En fait des découvertes, il y en avait tant à faire, que c’est le temps qui nous a manqué. Mais l’émotion fut au rendez-vous. Ces deux-là ne disent pas le contraire :

De voir surgir la tour de Pise au détour d’une place nous a vraiment marqué. D’autant plus qu’à force de la voir en photo on ne s’attendait pas à autant d’émotion.

Florence, c’est un retour au moyen-âge. Dans les ruelles, on s’attend à voir arriver des artistes, des marchands, et même des cavaliers. Sculpture, peinture, artisanat, orfèvrerie, tannage, la beauté à l’italienne.
Il ne faut bien-sûr pas oublier l’organisation, l’autodiscipline des participants et Dupont et Dupond toujours prêts à nous surprendre ! 12

C’est vrai que le sportif a l’air d’être surpris. Il n’en revient carrément pas. C’est fou ce qu’une photo peut être parlante. On entend clairement ses railleries : « alors les gonzesses, vous n’avez pas peur du ridicule vous, hein ! » On voit que la provocation fait son effet. La pique a fait mouche. La testostérone frise la moustache du porteur de kilt en première ligne. Ne manque que l’étincelle qui libérera la force brute du Pittbull. Il sait qu’avec son allonge, il a peu de chance de lui mettre sa main sur la gueule, mais l’idée d’y parvenir est si jouissive que la tentation reste très très forte. « Gros connard, je vais t’en mettre une. » C’est la mélodie qui tourne en boucle dans sa tête. Le second sbire, en retrait, en a tellement entendu des provocations de la sorte qu’il sait qu’il est vain d’essayer de raisonner un sportif. La probabilité d’atteindre son cerveau avec des paroles censées est quasi nulle… Il essaie donc de calmer son acolyte et lui propose d’aller voir ailleurs. Ça sent trop le carnage par ici. Italie pays de la culture… Décidément, la culture dans les stades atteint des sommets partout dans le monde.

La musique adoucit les mœurs. Dupond ne l’a pas oublié. Il sort sa flûte et la moustache de Dupont se relâche. Les fourmis agitent les doigts, les doigts de pied. Le cerveau sous le kilt se relâche et les voilà repartis comme en 14. Ouf ! Un ange est passé. Dupont est à nouveau lui-même. L’équipe est au complet, Sport Evasion est en marche.

Ils sont là, tous prêts à en découdre. Après des semaines de préparation, le grand jour est arrivé. Pour ceux qui sortent d’une longue préparation, les 15 derniers jours qui ont servi à récupérer d’un entraînement intensif, ont été longs. Voici l’heure de la délivrance.

On y va enfin ! On ne sait pas encore bien où et surtout, on ne sait pas comment ça va se terminer.

L’heure du départ pour la course a sonné. Les forçats du bitume s’élancent. C’est l’échauffement. Le départ des épreuves a lieu sur les remparts, emblème de la cité fortifiée. Les beaux arbres qui jalonnent l’édifice rajoutent une note d’élégance à l’imposante construction minérale et font complètement oublier la vocation guerrière de l’ouvrage. On domine de vastes espaces herbagés qui invitent l’esprit à la détente.

 

Côté marathon, on se congratule, on s’encourage, et la tension monte… Les sourires se crispent un peu. L’heure de vérité est là, presque palpable.

Côté trente kilomètres, on est un tantinet plus léger. Ce sera une sortie longue… qui sera vraiment longue.

Côté 10 kilomètres, l’ambiance est plus relâchée. Bien que… Des petits nouveaux vont se tester. Ils ne sont pas encore très familiers de la distance et n’ont jusqu’ici guère eu l’occasion d’évoluer dans la ferveur d’une épreuve de masse.

Le speaker chauffe la foule des coureurs. Ça s’agglutine. Dans quelques minutes, ce sera la délivrance.

Une petite photo pour la postérité et

C’EST PARTI !

Ils sont frais, fringants et plein d’enthousiasme. Leurs sourires éclaboussent leur visages.

Ils hèlent le passant,

s’encouragent,

bombent le torse.

Ils sont beaux !

Par deux, à trois, par cinq,

à dix,

ils marchent, ils courent,

ils écrivent la saga de Sport Evasion

Ils sont généreux,

conquérants,

solidaires.

Ils vous ont impressionnés.

Tout d’abord un grand merci pour l’organisation. Comme les années précédentes, ce fut un vrai bonheur de se laisser guider durant ces journées, tellement bien préparées en amont.
J’ai vécu pendant ce séjour de très fortes émotions. N’ayant jamais participé à aucun marathon j’ai pu ce dimanche-là, vivre l’arrivée de cette course qui pour moi est un réel exploit dans le dépassement de soi . Nous étions plusieurs membres du groupe proche de l’arrivée pour encourager les coureurs du 30 km et du marathon. L’expression des visages était mêlée de souffrance et de joie. Il y a eu des pleurs sous nos applaudissements et ces moments là ont été empreints de très fortes émotions.
Petits bonheurs ! Non !!!! Grands bonheurs ! Partage autour d’une passion ou tout simplement un sport, la course à pied n’a pas de frontières ! 13

Pour moi l’émotion était palpable lorsque Christophe, Vincent et Olivier ont bouclé leur premier marathon. Partager cette victoire était le moment fort du Week-end , c’est une très belle aventure ! 14

Jamais je n’aurai imaginé que cela puise être une émotion aussi forte ! L’arrivée d’un marathon est quelque chose de vraiment incroyable. Tout le club est à l’unisson avec les coureurs. C’était génial. Un truc vraiment dingue. Ça te prend aux tripes et ça t’émeut jusqu’aux larmes. D’ailleurs dès que mon mari en aura fini avec sa blessure, il viendra courir avec nous. Ça lui a trop plu. On veut revivre ça ! 15

J’ai eu une grande fierté pour mon p’tit frérot qui nous a dépassé, l’Amiral et moi, à quelques kilomètres de l’arrivée alors qu’il était sur le marathon et nous sur le 30. Nous avons décidé tous deux, de le suivre pour franchir la ligne d’arrivée ensemble. Idée fort louable mais tellement naïve ! Au bout de 5 minutes je me suis rendue à l’évidence : c’était une fusée et moi un train à vapeur. Impossible de lui coller au train. Il est finalement arrivé bien avant nous. Là, je me suis dit que mon frérot est un super athlète et j’en suis très fière ! 16

Confortablement assise sur un vélo, aller à la rencontre des participants, coureurs et marcheurs, et soutenir dans les derniers kilomètres un marathonien néophyte, voir les sourires des participants franchissant la ligne d’arrivée, satisfaits de leur participation, ce fut ça le meilleur moment. 17

Le marathon fut pour moi une première qui laissera une empreinte indélébile dans ma vie : aller au bout de l’effort, au bout de soi-même, au bout de ces emblématiques 42.195 km ne fut pas simple … J’ai vécu un moment exceptionnel lors de mon arrivée, lorsque les membres de l’association m’ont accueilli par leurs encouragements et leurs applaudissements : une émotion d’une rare intensité m’a envahi jusqu’au aux larmes … 5

Ce qui m’a le plus impressionné, c’était le regard des coureurs à l’arrivée. Il exprimait une immense satisfaction, une sorte de fierté du devoir accompli, d’être allé jusqu’au bout. Oui, c’était vraiment très fort. 18

Pouvoir courir avec deux collègues de travail dans ce cadre sublime a été un moment de partage fort et émouvant. Se retrouver dans un autre contexte que le travail pour partager un séjour en Italie restera un beau souvenir, une escapade dans notre vie professionnelle. 19

L’arrivée, avec le groupe de Sport-Evasion fut un super moment de partage ; à encourager, féliciter, palper les émotions, la souffrance, le bonheur des finishers du 30 km et du marathon, ceux de notre groupe, mais bien évidement aussi tous les autres.20

C’est magique un club non ? Chacun a sa place, on fait attention aux autres, on respecte l’espace vital du voisin. Sauf qu’il y en a toujours un. Il y en a toujours un que l’on redoute. Quand il prend son inspiration, on se dit « oh non ça y est ». Dans Astérix et Obélix, c’est celui qu’on attache au chêne et qu’on baillonne, avant qu’il ne se mette à chanter.

Là, impossible de lui mettre la bride sur le museau. Le but du jeu était de les faire parler l’un après l’autre. Alors il parle, il parle, il parle. Il parle même pour ceux qui n’en ont pas envie. Ce n’est qu’un long moment à passer. Je vous l’ai gardé pour la fin. Une bonne crème au beurre pour finir…

KM 30. Les tripes qui se nouent et une sensation de vide abyssal. Il ne reste plus un atome d’énergie dans ce corps. Panique à bord. Si je ne retrouve pas un peu de jus, ce sera mon premier abandon. Je suis tellement transparent, arc bouté sur le parapet du pont, que le carabinieri qui vient me demander si ça va, a du le voir dans mon corps. J’arrive à faire deux pas, je reprends courage et le remercie. Je récupère en marchant. Je tente la course. Le vide revient, implacable. J’alterne tant bien que mal marche et course , j’avance tellement mal et si peu bien. Le chrono a perdu toute importance depuis belle lurette. Finir sera un exploit cette fois-ci. LA dernière ligne droite est mortelle, mais j’avance un pas après l’autre, étonné « que ça réponde encore ». Au km 38 j’imagine même pouvoir courir jusqu’à la fin. Et contre toute attente, j’y réussis ! Il reste deux virages. Je m’en souviens, je suis passé par là à l’échauffement. Et soudain, c’est l’entonnoir ! Ils sont tous là. Tout sport Evasion, crie, applaudit, encourage. Moi qui me sens si transparent, je me vois en couleur dans leurs yeux ! C’est une renaissance, un formidable coup de boost au moral. Un énorme bol d’énergie pour parcourir ces 500 putains de derniers mètres qui s’annoncent interminables. Mais je suis sûr à présent, qu’avec cette équipe derrière moi, je ne peux plus échouer.

Je grelotte comme une feuille. Impossible d’attendre jusqu’au bout. Je n’ai plus la force d’attendre les derniers. Le retour à l’hôtel me semblera aussi fatigant que le marathon. Le bonheur ultime de ce séjour aura été cette petite heure où je n’ai plus senti mon corps, échoué, à l’abandon dans ce lit. Il ne reste que mon esprit qui flotte dans la chambre. Enfin je ne sens plus ce corps épuisé. Quel pied ! « Il n’y en a pas un qui ressemble à un autre » disent-ils tous. Une fois de plus, cela s’est vérifié.
Mais à chaque marathon, le meilleur moment c’est quand la coupe vient aux lèvres. Ce jus de houblon – commandé par une âme bienveillante- qui répand sa douce amertume dans ma bouche et qui descend de façon si suave irriguer ce corps qui reprend vie, répandant cette fraîcheur sublime juste avant de monter dans le bus ! Je veux revivre ça ! J’ai déjà envie d’un nouveau marathon !
Suivra ce même jour un autre moment d’émotion. La vue de « la bancale » à Pise. On l’a vue des milliers de fois déjà, en carte postale, dans les bouquins, sur les timbres, aux infos, dans n’importe quel documentaire sur l’Italie ou la Toscane. On n’en attend plus rien, on est juste venu se prendre pour des Chinois à s’arc bouter dans le vide pour faire nos clichés de kékés. Et pourtant. Le ciel gris chargé de nuages est percé par endroits. Il laisse filtrer cette magnifique lumière, si particulière après l’orage, qui rend les paysages éclatants de netteté dans l’écrin sombre des nuages encore menaçants. Exactement comme quand je regarde Sélestat depuis les prés inondés au printemps, frappé par l’unique rayon de soleil qui a percé l’épais couvercle de nuages couleur d’acier. Ah oui, je l’ai trouvée très belle, la tordue. Presque palpitante de vie. Je suis tombé sous le charme de sa fine dentelle de ce marbre si diaphane… C’est promis, on se reverra ma belle! 21

Et bien vous voyez ! Ce n’était pas si long que ça ! Et en plus, ça fait une bonne transition avec le dernier client. Celui-là, ce n’est pas Pise qui lui a cloué le bec, mais plutôt Florence. Vous vous souvenez ? La capitale mondiale de la culture. Rappelez-vous ! L’endroit ou l’autocar a posé 83 Alsaciens et une Lorraine au beau milieu de nulle part et comme par magie, 30 minutes plus tard TOUT LE MONDE se retrouvait à la charcuterie ! Je vous le concède. C’était une belle charcuterie.

Avec des tables pour s’asseoir et manger sur place.

Combien furent-ils à craquer une heure avant de passer à table ? La décence m’interdit d’en préciser le nombre. Ils ont beau se cacher derrière leurs lunettes de soleil et jouer les saintes nitouches, le subterfuge ne trompera personne, ils ont commencé à s’empiffrer avant le repas. Savent pas se ternir !

J’en ai quand même vu un qui a été raisonnable. Il s’est souvenu des conseils de « La Blonde » qui lui a vanté les mérites d’un fameux breuvage. Il s’est donc commandé ça :

C’est beau hein ! Eh bien ce n’est même pas bon ! Totalement surfait cette réputation. Il a vraiment été déçu. J’ai eu comme consigne de ne pas le lui répéter. Mais si les vrais amis ne vous disent plus la vérité, alors qui va vous la dire ? C’est donc par pure honnêteté que je te le dis Guygues : le café italien, il est même pas bon.

(Message personnel pour la blonde : je sais qu’il te faudrait un espace ici pour déverser la tonne d’insultes qui t’étranglent au moment où tu lis ces lignes. Désolé, je ne sais pas faire ça, un blog ce n’est pas comme ton mur Facebook où tes potes se défoulent, il te faudra remplir un formulaire au bas de cette page…)

En attendant l’épisode 3 vous pourrez toujours lire les commentaires de la blonde… (Jetzt getz em gassel ! )

 

 

 

 

 

Publié dans Sortie annuelle | Laisser un commentaire