Sortie marche au mont Sainte Odile

20 décembre. Forcément, il n’y aurait pas foule. Mais il fallait la faire. Et pour les chanceux qui l’ont faite pas de regrets, au contraire.
Départ à la ferme de Truttenhausen au petit jour, dans un brouillard qui vous donne envie de retourner à la voiture illico. On ferme donc tout ce qu’on peut fermer : les vêtements, la bouche mais pas les yeux. Et c’est parti ! Le terrain est gras jusqu’à St Jacques où la limite du brouillard est atteinte. Petite pause boisson dans les ruines de la chapelle avant de passer par les ruines de l’abbaye de Niedermunster et de la chapelle St Nicolas. Les chevaux se cachent sous les arbres et attendent patiemment que le soleil fasse son apparition. Il nous faudra croiser le chemin des Pèlerin pour qu’il arrive enfin et que les K-ways disparaissent dans les sacs. Quelques encablures plus loin, nous voici déjà au Hohenburgerberg sur le chemin des merveilles. Nous longeons les hautes dalles de grès avant de remonter vers la porte Nord. Cap à l’ouest, vers le château du Hagelschloss. La descente en pente douce nous amène aux ruines étonnantes de cette fortification à cheval sur deux éperons rocheux, qu’une imposante arche de grès vient surplomber. Prochain objectif, le château du Dreistein. Vous l’aurez compris, il s’agit de 3 moignons de pierre qui racontent toujours la même histoire de riches, un problème d’héritage. On laisse le moyen-âge de côté, et on s’est délecté du mur païen nord qui ne cesse de nous intriguer et d’entretenir ce délicieux mystère autour de son origine et de son utilité. Cette construction noyée dans la mousse au milieu des pins est tout simplement sublime. L’épaisseur du silence y est puissante, régénératrice. On ne s’en lassera jamais.
Petits bruits d’estomacs : il est plus de 11 heures. On ne rigole plus, là, Guygues va nous tomber dans les pommes s’il n’est pas attablé dans les temps ! Réfectoire du self au Mont Ste Odile. Vue panoramique sur la plaine d’Alsace. Grandiose. Une fois que le plateau repas est posé et que la mousse a coulé au fond du gosier, les corps se relâchent. Le timing est parfait. Nous avons pu nous mettre tous ensemble à la grande table avant l’arrivée d’un flot discontinu de touristes/pélerins de tout genre. C’est tellement agréable que François est obligé de secouer l’équipe pour entamer le retour afin de terminer le parcours avant la tombée de la nuit : demain c’est le solstice d’hiver, journée la plus courte de l’année et nous n’avons pas prévu de lampe frontale. Nous suivons le mur païen jusqu’au Maenelstein. La boucle sud tout aussi belle, dispose de quelques balcons sur la plaine d’Alsace. Cette dernière est recouverte d’une bonne couche d’ouate dont émergent quelques sommets : la forêt Noire, le Kaiserstuhl, les Alpes Suisses, le Bernstein ou l’Ungersberg. Incroyable de beauté ! La descente se poursuit jusqu’au kiosque Jadelot avant notre dernière pause au château du Landsberg. 16h. Nous sommes arrivés. Ravis !

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