A vos frontales !

Christophe vous donne rendez-vous ce vendredi 16 février au Danielsrain à 18h45.  N’oubliez pas de recharger votre batterie… il ne fera pas jour à votre retour !

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Week-end marche le 14 et 15 avril 2018

Une marche sportive de 2 fois 35 km environ est organisée par Yves le week-end du 14 et 15 avril 2018. La ballade ira de Villé à Ban de Laveline, de l’autre côté du col de Ste Marie aux Mines. Nous dormirons dans un gite « Le pré du moulin ». Le prix pour la nuit se monte à 25€, le prix du repas est de 16€ et le sandwich du lendemain reste à négocier avec le gîte. Prévoir un coût autour de 50 € environ. Si vous êtes intéressés, merci de remplir le formulaire ci dessous. L’hébergement est possible pour une douzaine de personnes.

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Lucca Episode 1/3

Vous le savez tous. Un déplacement en bus avec Sport-Evasion, c’est assurément un moment fort dans la vie de notre association, un moment fort dans la vie de chacun. On en prend plein les yeux, plein les narines, plein les oreilles, plein les papilles. C’est la fête des sens ! Coller quelques photos sous ces lignes, suffirait à vous remémorer plein de souvenirs. Le but de ce compte-rendu est de gratter un peu plus profondément dans vos émotions et de continuer le partage : on a beau avoir fait le voyage ensemble, notre singularité n’en retire pas la même chose. Et c’est précisément ces différences qui font la richesse de ce petit retour en arrière. En lisant les témoignages des uns et des autres, se dégageront aussi des lignes de force qui montrent bien ce qu’est l’esprit de Sport-Evasion.

Allo Fred ? On est tous dans le bus. Tu es toujours partant ?
– Je suis au bout de la rue, je suis quasiment là.

Première constante de ce voyage. Il y a un volontaire pour remplacer Pierrot dans le rôle du gars qui se perd à peu près n’importe où et qui fait copieusement transpirer son entourage. YES ! Je vais enfin passer inaperçu !
Aucun contributeur ne s’est extasié sur le véhicule qui nous a transportés ni sur les chauffeurs, au sujet desquels il y a si souvent tant à dire ! Il faut croire que le centre de l’attention était focalisé ailleurs. Dans la basse cour plus précisément. Pour ceux qui n’en ont pas été, il faut préciser que nous nous sommes déplacés dans un véhicule à deux étages. Un peu comme un château fort : avec un donjon et une basse cour…
Au dessus, ça donnait ça :

En dessous ça ressemblait plutôt à ça ….

J’entends déjà votre commentaire sur le caractère excessif de la comparaison. J’en profite pour vous livrer un premier témoignage. A vous de vous faire une idée.

J’hésite. Franchement j’hésite entre deux moments : cette journée quasiment « hors du temps » à Cinque Terre avec des vues uniques, des couleurs détonantes, des vues sur la mer incroyables… ou bien ces deux heures en bus, avec l’explication quasiment chirurgicale du « trou du *** qui arrondit tout » ! 1

Voilà à quoi on s’amuse dans une basse cour !
La missive suivante ne fait hélas que confirmer qu’il ne s’agit pas d’une conversation privée interceptée par une oreille malveillante, non. C’était bien la trivialité qui régnait en maître à l’étage inférieur :

Comment survivre dans cette expédition quand on est seule, petite, qu’on ne vient jamais aux rendez-vous du dimanche matin et qu’on n’est pas alsacienne, pire encore, qu’on est Lorraine (heureusement pas chti, quand même !) ?

On dit merci à sa voisine de bus qui est un modèle de générosité et de sensibilité (sous son déguisement de clown), qui est attentive à  chacun, qui s’efforce d’avoir un échange avec chaque personne, et qui plus est, est une formidable formatrice linguistique : j’ai appris au moins 2 gros mots en alsacien ! Et selon son expression consacrée « le trou du cul arrondit tout… » Je pense que ça rappellera beaucoup de souvenirs aux voyageurs du rez-de-chaussée du bus…2

Tiens donc ! Ils ont même osé embarquer une Lorraine ! Sa naïveté et sa candeur font presque pitié. Elle a appris du langage de charretier, assisté à une conférence sur les trous noirs et imagine à présent qu’elle est en voie d’être une bonne alsacienne ! Ja do ! Hech net fertig !
Le suivant lui, ne s’est pas égaré dans la basse cour ; bien que l’entame de son témoignage suggère qu’il était près de l’escalier et que des bribes de la conférence soient parvenues à ses oreilles.

Aucun mec chiant sur 84 personnes, c’est pas banal ! Il y a vraiment une bonne ambiance dans ce club que je découvre. Pas de fausse note dans ce groupe important par sa taille et sa diversité. Et l’Italie ! Je suis fan de ce pays. Il n’y a pas un village sans une curiosité architecturale. Les paysages sont variés et la vie y est d’une douceur incomparable. Vivement qu’on y retourne ! 3

Vous l’avez constaté, c’est le second novice du groupe. Et lui non plus n’est pas écoeuré. Au point d’avoir envie de revenir ! Va peut-être falloir arrêter d’être gentils comme ça. Car au rythme où on accueille les nouveaux, bientôt y’aura plus assez de place pour les anciens…
Allez, une petite dernière pour clore le chapitre de la basse cour. Je savais bien qu’en comptant sur 80 paires d’yeux, il y avait moyen de râcler pas mal de choses…

Nous étions au fond du bus. Nous n’avons pas vu grand-chose du paysage. Il y avait juste un très jeune couple devant, qui n’arrêtait pas de se bécoter. C’était très mignon comme spectacle ; délicieusement décalé dans ce troupeau d’anciens. 4

Ils n’ont même pas regardé le paysage ! La prochaine fois on les dépose au Sélect et on leur fait parvenir une pizza !

Là, pour suivre le fil des contributions, j’ai le choix entre 2 options : les cinq terres ou l’ambiance du groupe. On va peut-être liquider vite fait la partie culturelle. Pour ce qui concerne les mots, je veux dire. Parce qu’en termes d’images, c’est plutôt lourd. Avec 84 Chinois d’Alsace à bord, ça a mitraillé sec !

On va tout de suite rentrer dans le vif du sujet avec cette envolée lyrique digne d’un petit malin qui fait de la lèche en vue d’accéder directement dans la liste des heureux élus partant pour le Nipalou. Presque une manœuvre de Haut-Rhinois… Pas de bol, ça va rester anonyme, Edith ne saura pas qui tu es !

Je trouve cela sympa , de pouvoir écrire ces quelques lignes … Tout d’abord , bravo pour l’organisation qui fut vraiment au top !! J’ai adoré les cinq terres avec ces villages aux couleurs variées et aux architectures encaissées , ces ruelles étriquées dans lesquelles flottait le linge fraîchement suspendu devant les fenêtres entrebâillées.

Ce tour en bateau, nous a permis de découvrir des paysages grandioses parsemés de maisons colorées , des habitations accrochées aux flancs des montagnes balayées par une mer bleu azur. 5

Pas mal la prose pour un sportif, hein !

L’arrivée du marathon. Ça, ça a été un moment fort ! Côté paysage, les cinq terres j’ai vraiment adoré.6

Non, non, il ne radote pas. Ça c’en est un autre.

Eh oui, les cinq terres, c’est un peu comme des villages alsaciens. Les mêmes couleurs, les mêmes rues tordues, mais avec les colombages en moins. Forcément, ça ne peut être que beau. Même les rideaux ça rappelait que l’Alsace est belle : 5 œufs au kilo, promis, juré !

Et sous la fenêtre il y a bien écrit dans la langue des Alsaciens de Chine qu’ils peuvent revenir.

D’ailleurs certains membres sont des récidivistes. Tellement habitués qu’ils n’emmènent même plus l’appareil photo. Pour eux l’essentiel, ce n’est pas l’architecture du coin qui vaut le déplacement mais plutôt le spectacle d’une micro-marée humaine lâchée à quelques centaines de kilomètres de son bercail. Il y a tellement de chances que ça foire à un moment ou à un autre, qu’il y aura forcement un petit feu d’artifice impromptu.

Je suis un habitué de l’Italie, mais pour autant je n’en suis pas blasé. Ce qui m’y a attiré, c’est ce groupe. Je prends plaisir à courir avec ces gens. J’aime leur ouverture d’esprit, leur sens du partage et de la tolérance. Je n’ai pas pris de photos car j’ai vécu l’instant présent. Et j’ai eu beaucoup de plaisir à vivre ces instants avec ces personnes. La chose la plus saillante pour moi, ce fut l’exactitude de l’ensemble des membres de ce grand groupe. Pas un seul retard à tous ces rendez-vous ! C’est un réel signe de respect de la part des gens pour l’investissement des organisateurs. J’aime bien également l’état d’esprit de ce groupe où les gens sont suffisamment ouverts pour changer de partenaires à chaque fois qu’ils se mettent à table. 6

Eh bien non ! Pas le moindre grain de sable ! Franchement ça défie l’imagination. Pas un seul retard ! On a pourtant cru que Fred allait y arriver en rentrant des Cinque terre.
Au départ du train, pas de Fred. On se dit qu’il y en avait bien un qui allait se taper le retour en taxi pour choper le bus à l’heure. Mais non !

– Allo Fred, on est dans le bus. Et toi, t’en es où ?
– Moi aussi, je suis dans le bus.

Là je dois avouer que ça m’en a bouché un coin. Je ne sais pas comment il y est arrivé, peut-être qu’il maîtrise la technique du Portoloin de Harry Potter ( Un Portoloin est un objet d’apparence quelconque permettant, rien qu’en le touchant, de transporter des sorciers d’un point à un autre à une heure fixée à l’avance. ), mais en tout cas, il était bien dans la basse cour au moment où Françoise (l’autre, pas la spécialiste du trou de balle) se tapait le crâne contre la rampe d’éclairage du bus pour la cinquième fois…

En fait, ce voyage, ce fut un accident statistique ; comme le fut 2017 pour l’aviation civile qui ne connut absolument aucun crash. Rendez-vous compte ! Pas un clampin en retard en trois jours !

A bien y réfléchir, je mettrais plutôt cette ponctualité d’horloge suisse sur le compte du staff d’organisateurs qui a fait preuve d’une grande finesse en fixant systématiquement tous les rendez-vous sur un lieu de bouffe. Là du coup, ça vous paraît tout de suite moins magique de faire arriver 84 personnes à la même seconde à un endroit connu de personne!

C’est dingue tout ce qu’on peut obtenir en agitant un peu de nourriture. Et de la nourriture, on en a agitée ! Au point qu’une de mes voisines a lâché un « pitié n’en ramenez plus » lors du repas d’après marathon. Des paroles qui ont résonné comme une libération pour les autres convives qui n’avaient pas osé le dire à voix haute.

Heureusement qu’il y avait quelques irréductibles qui ne changent pas le traitement et qui assument dignement leur rang en s’enfilant TOUT ce qui était au programme.

A chaque repas, j’ai changé de voisins. Je n’ai pas été déçu. Dans ce groupe, il y a un esprit. Le mot qui résume ce club c’est PARTAGE. Et la ponctualité de chacun est un bel hommage à ceux qui ont passé tant de temps à préparer ce déplacement. Je me suis régalé. Au sens propre comme au sens figuré 7 !

Un Alsacien heureux est est un Alsacien rempli ! En témoigne cet autre contributeur qui ne dit autre chose :

Je voudrais souligner le bon état d’esprit qui règne dans ce groupe. Je n’ai ressenti à aucun moment une quelconque tension.

(un vrai menteur celui-là, car je vous l’assure, après chaque repas, du côté de la ceinture il y en avait de la tension!)

Les organisateurs ont tout fait pour que le temps soit optimisé et que chacun y trouve du plaisir. Cela mérite d’être salué .
Il y a un moment qui fut particulièrement drôle : lorsque Dupont et son acolyte Dupond se sont surpassés dans leur rôle de séducteur pour arracher un baiser à une très jolie italienne qui n’avait rien à envier à Claudia Cardinale du temps de sa jeunesse.
Bravo à tous les sportifs pour leur engagement.

 

Ah si ! Il dit tout de même autre chose. Les siamois. Il y a dans le club deux intermittents du spectacle qui rivalisent de drôlerie pour nous surprendre et nous amuser. Nous étions au réfectoire avant le marathon pour prendre notre petit déjeuner lorsqu’une musique irlandaise commença à percer dans le brouhaha des couverts, de la porcelaine et des discussions fébriles avant le grand saut dans l’inconnu du marathon.

Croyant à une initiative burlesque de la part de la direction, les plus naïfs ont eu un peu de mal à reconnaître nos mascottes préférées.
Apparemment ces deux-là furent les seuls à se rendre compte qu’on était au pays des femmes les plus sveltes d’Europe ! Des nanas qui passent la moitié de l’année en maillot bain ! Ça me rassure de savoir qu’ils sont allés secouer leur popotin sous les yeux de la Claudia. Mais là je dois avouer que je suis un peu déçu de ne pas connaître la chute : est ce qu’elle a goûté de la fesse d’Irlandais ou est ce qu’elle leur a mis un vent ?

« Surpassés, arracher, engagement »,

Pour les Dupond, on ne doute pas de leur désir d’en tâter de la Claudia !

« Les organisateurs ont tout fait pour que chacun y trouve du plaisir… »

Non franchement, omettre la conclusion c’est vraiment perfide. « L’érotisme est l’art de la suggestion » et patati et patata ça va cinq minutes, mais nous on veut savoir s’ils ont conclu ! Alors les Fessalair Brothers, ça en valait la peine ?

Nous avons beaucoup apprécié ce week-end. Belle ambiance. L’organisation a été magnifique. Tout était réuni pour passer un bon moment. Nous avons aimé Pise, Lucca, cette ville qui est restée si typique et l’extraordinaire paysage des cinq terres. En fait ce fut parfait ! 9

Quand même. Il y en aura quand même eu un pour relever qu’on a été à Lucca ! Le Carcassonne italien valait tout de même une petite mention. De la vraie bonne fortification édifiée pour tenir sous les coups de boutoir des canons de l’époque à la bande à Louis, le quatorzième du nom. De quoi attendre le roi soleil de pied ferme.

C’est vrai que le cadre de notre premier repas à Lucca augurait d’un séjour parfait. Le décor était digne d’une brochure publicitaire : terrasse, coucher de soleil, remparts grandioses, fauteuils lumineux. Plein les yeux !

De là à dire que ce fut parfait, il ne faut pas exagérer! Ils nous ont quand même confondus avec des vrais sportifs qui mangent trois pâtes et n’osent pas pencher la bouteille au-delà de la deuxième goutte. C’était oublier que des marathoniens c’est un peu obstiné. Alors leur petite table alimentée de pâtes au compte-goutte a été loin de nous faire rebrousser chemin. Un contrat est un contrat ! On a siphonné tout ce qui était prévu et comme c’était pâtes à volonté, on a eu assez de volonté pour attendre que le cuistot en envoie une autre tournée. Un marathonien, ça sait attendre son heure. Même pas peur ! Et dans la bonne humeur !

Il y en a un que ça a un peu chagriné. Ce fut notre hôte au San Marco. Lequel ?
Ah oui, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, nous avons un peu collectionné les San Marco pendant notre périple. Là je veux parler de notre charmant hôtelier dont la prévenance et le sourire, ont manifestement fait mouche dans le coeur de ce client :

Je crois que ce que j’ai préféré, c’est l’attitude du réceptionniste de notre premier hôtel. Cet homme affable n’avait de cesse de rendre notre séjour agréable, de s’assurer qu’il ne nous manquait rien, de faire ce qui était dans ses possibilités pour que nous nous sentions le mieux possible. Il a été sincèrement embêté pour notre pasta-party. On s’en est tous rendus compte lors du repas après le marathon ! Après la course, il nous a gentiment accueillis et nous avons passé un super moment à papoter et raconter nos aventures. 10

Eh oui. L’homme invisible à la burette d’huile qui vérifie chaque engrenage, ce fut lui. Tout semble si facile et sans effort lorsqu’on regarde les autres bosser…

C’est un peu ce que fait celui-là. Il atteint des sommets de fainéantise !

« Découverte, amitié, esprit d’équipe » Tu sauras quoi faire avec ça.11

4 mots … Il a osé 4 mots ! Une caricature de fonctionnaire. Je l’ai pourtant pas vu. Il doit porter une minerve à force de se tordre le cou au boulot, les yeux fixés sur l’horloge murale ! J’ai du le rater. C’est sûr que je viens de découvrir un ami ! Quel esprit d’équipe ! Ça me laisse pantois. Ah j’ai compris. Son boulot c’est chef. Quand tu as fini son boulot, tu lui amènes, il signe et il encaisse.
Bon. Je vais peut-être trouver sa bobine sur une photo. « Amitié » disait-il ?

Trop facile de trouver des photos d’amis. Ce n’est même pas drôle.

Je vais peut-être réussir à le coincer avec « esprit d’équipe ».

Non, ça aussi c’est trop facile de trouver des équipes dans ce club. Y’en a une à chaque coin de rue ! Bon on va voir ce que ça va donner avec « découverte ».

Mais ça, ce sera pour l’épisode 2 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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