le portrait du jour

tout petit
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Notre ami est né à Sélestat, dernier d’une fratrie de 4 enfants, dans un milieu de maraîchers. Il tient de son papa, la facétie et est toujours prêt à raconter une blague. C’est pourtant un garçon discret et effacé, qui ne se met jamais en avant. Ceux qui ont la chance de le compter parmi leurs amis ne peuvent que s’en réjouir : cet homme dégage de la bienveillance, de la bonté, de l’altruisme.
Il est prévenant, gentil, attentionné, désintéressé, soucieux du bonheur de tous ceux qui l’entourent. Il est surtout généreux, de sa personne, de son temps, de ses compétences, toujours prêt à rendre service. Cette analyse peut sembler flagorneuse, mais n’est nullement faussée par le fait que j’ai le privilège de le compter parmi mes amis !
 
Il grandit dans un quartier maraîcher de Sélestat, et se remémore de cette époque bénie où avec tous les amis du Schlunck, il allait jouer sur les bords du Giessen et dans les champs environnants, après avoir donné un coup de main aux parents sur leur train de culture. 
 
Scolarisé à Sélestat  – maternelle,  école des garçons, collège Beatus, Lycée Schwilgué où il entreprend des études de mécanicien-monteur ainsi qu’ajusteur tourneur. Il effectue son service militaire à Baden Baden et peu après son retour, intègre un grand groupe opérateur énergétique national .
 
Durant son enfance, il fait du sport, plus précisément de la gymlastique durant trois ans, puis du handball à l’entrée au collège, qu’il devra arrêter vers 16 ans,  en raison d’un problème de croissance lui occasionnant des douleurs dans le dos.
De 16 ans jusqu’au départ au service militaire, il bulle…..plus de sport, mais il se met à la pêche, et surtout passe des heures à écouter de la musique. Cette inactivité lui fait prendre pas mal de poids. De retour du service militaire, accro à la nicotine et savourant le houblon en bouteille,  il se met au football, qu’il pratiquera jusqu’à ses 33 ans environs. Il raccroche ses crampons car trop de blessures, il arrête la cigarette et se met à courir, motivé par sa soeur.
Très vite, il se rend compte qu’il a du potentiel, et 20 ans après, le plaisir est toujours intact quand il part courir. Sur conseil d’un ami, il rejoint le club ACCA et il participe à de nombreuses courses sur route dans toute la région. 
La course à pieds est  une affaire de famille, tout le monde court : femme, enfants, gendre, sœurs, ……ils ont tous attrapé le virus.
 
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En 1996, il remplace au pied levé une connaissance lors de la course Paris-Versailles.  C’est aussi son premier déplacement pour une grande course et ses premiers pas à Paris. Il est ébloui par la grandeur et la vie grouillante de Paris, et impressionné par les 20 000 coureurs massés sous la Tour Eiffel attendant le départ, accompagné par sa sœur aînée.  Il prend goût à cette montée d’adrénaline qui marquera le début d’une longue carrière sportive. Cette course restera pour lui un de ses plus beaux souvenirs tout comme le premier marathon couru à Berlin.
 
Notre ami ne compte pas moins de 31 marathons à son actif :
1998    BERLIN               3H09
1999    LAUSANNE        3H08
2000   PARIS                  3H06
il participera à 7 reprises au marathon de Paris avec les chronos suivants : 2H55 (juste derrière Dominique De Villepin) 2H59-3H02-3H08-3H17…
SCHWARZWALD 2001 en  3H12 ; en 2011 à 3h23 ;  en 2014 à 3H26
2001    WANTZENAU    3H06
2003    ANNECY              3H01 et une autre fois : 3H15
3 participations au marathon de Ferrette où il termine champion du Bas Rhin en 3H06 , puis 3H12 et 3H11.
2004    LUBERON           3H47
SOMMIERES      3H32, NICE-CANNES en 3H18, FRIBOURG en 3H17, STRASBOURG 2012 en 3H45 en qualité de ballon ouvreur, JUNGFRAU en 2013 en 5H40, BARCELONE 2012 en 3H13, ISTANBUL 2013 en 3H43….
 
Son meilleur chronomètre sur un 10 kilomètres est arrêté à 36’08, en 1997 au circuit du Ried de Jebsheim, et son meilleur semi marathon d’ 1H22’50 à la Wantzenau.
Il  fait quelques courses aux côtés de Richarde, notamment le Mémorial Gewiss…
Les grandes distances ne lui font pas peur, en 2013 il s’essaie au trail des marcaires long de 52 kilomètres, qu’il boucle en 7h15. Il participe aussi au Trail du Petit Ballon 45 kilomètres, toujours avec autant de plaisir. 
Sa force mentale et sa capacité à relativiser l’aident à aller au bout de lui-même. Lors d’une participation à la course du Petit Ballon (45kms), il s’aperçoit en arrivant qu’il a oublié ses runnings. Il s’enquiert auprès des participants pour trouver une paire de baskets. On lui file une paire de vieilles Kalenji aux semelles usées……là où d’autres seraient retournés dans leur foyer, lui noue ces pompes juste à temps pour partir au coup de feu ; au 30ème kilomètre il ressent des ampoules, mais continue tout de même. Il arrive au bout de 4H04 et pour remercier le coureur qui l’a dépanné, lui offre deux bières. (Pensez à cette anecdote lors du prochain achat de runnings à 150 € !).
 
L’âge n’altère pas ses performances, puisqu’en 2014 il participe au Maratrail du Ballon d’Alsace qu’il boucle en 6H35, au Trail des Forts de Besançon en 1h53’46 et au Roquefort trail en 3h09.
 
A plus de 50 ans, il a su conserver une allure de jeune sportif, et ses chronos sont toujours aussi bons, mais il dit ne pas avoir de recette miracle ; nous soupçonnons l’usage d’une boisson miraculeuse, la Chartreuse EtienneRésultat de recherche d'images pour "marque déposée", dont la recette a été transmise de père en fils depuis des générations. Tiendrait-il cette endurance, ce swing et ce lever de jambes de ses 5 années passées chez les Machores ?
 
Son parcours d’entraînement préféré reste la montagne mais également l’Illwald où il fait de nombreuses incursions. Il aime autant courir seul qu’avec le groupe  Sport Evasion. 
 
Son point fort : malgré la pratique intensive de la course à pied, il n’a pas à déplorer de blessures, contrairement à ses amis ayant débuté la course à pieds en même temps que lui et qui sont souvent obligés de s’arrêter pour blessure. Il mesure sa chance.
 
Son point faible : les crampes qui surviennent dans les derniers kilomètres, la chaleur,  et son hygiène de vie qui ferait pâlir tout entraîneur, mais qui pourtant porte ses fruits. Sportif oui, mais épicurien avant tout !
 
La course qui le fait rêver ? : aucune en particulier,  il se satisfait de ce qu’il a pu courir jusqu’à présent, avec un plaisir renouvelé à chaque sortie, quels que soient l’endroit et la durée, mais en partageant ses émotions avec la grande famille de coureurs.  
 
Ses projets  ? :
Inscrit au marathon de Riga  en Lettonie, au mois de mai, en alliant le sport et le plaisir d’y retrouver son fils qui y fait des études.
Participer pour la deuxième fois au marathon de la Jungfrau, avec sa fille en septembre, dans un cadre d’exception, avec un parcours classé « plus beau marathon du monde ».
Pouvoir continuer le plus longtemps possible la course à pied, à l’image du vétéran 4 Joseph qu’il a croisé pas plus tard que ce matin, courant d’un pas alerte !
 
 
une citation qui lui correspond :
Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. Jacques Brel
avec sa soeur, membre SECA

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11 réponses à le portrait du jour

  1. Kubler dit :

    C’est mon camarade de tranchée Mr Barmasai

  2. Beatrice dit :

    Bravo Rémy,
    Quel beau parcours,en espérant que tu pourras continuer ainsi encore de longues années.
    Beatrice

  3. LULU dit :

    C’est mon PAPA :-))

  4. weber dit :

    on t’a reconnu !
    c’est notre ami REMY bien sur
    toujours gentil, attentionné et sympa

  5. stockbur dit :

    il n’y a rien a rajouter que dire de son parcourt magnifique pour moi REMY ces un pote avec une nouvelle blague de temps en temps et une grande gentillesse et pour finir
    ARE YOU READY POUR LES DIX PROCHAINES ANNÉES

  6. FRANTZ SIMON dit :

    Bravo Remy
    Tu peux continuer le traitement pour encore de longues années.

  7. Pierrot dit :

    Barmassaï ! Et comme il dit fort justement : on ne change pas le traitement !
    J’ai bien écouté sa leçon, et je bois régulièrement mon jus de houblon.
    « Trink Fischer Bier, dann steht er dir.
    Trink Fischer export, dann steht er dir … sofort ! »
    C’est un peu salace c’est vrai, mais si on ne peut pas en balancer une comme ça avec Rémy, alors avec qui pourra-t-on le faire ? (merci mon pote!)
    Terminer un marathon main dans la main avec un gars de ce calibre, certainement MA plus grande émotion en course à pied ! (séquence mouchoir, y’a pas d’raison qu’il en soit privé…).

  8. chris wolf dit :

    Connaissant REMI depuis quelques années je peux dire qu’il n’y a aucune exagération sur le contenu de l’article si bien edité. C’est vrai Rémi est la personne à connaitre,ne change surtout rien et comme tu le dis si bien « on continue le traitement ».

  9. joseph wolf dit :

    J’ai reconnu ce beau petit jeune homme.
    Bravo pour tes exploits . Je ne peux que rèver de faire un dixième de ce que tu as fait.
    Continues comme ça je t’appellerai le MIMOUN

  10. IVAN dit :

    Hey !!!
    Sympa le portrait, très bon descriptif de mon papa 😀

    Rendez-vous sur la ligne de départ au marathon de Riga 😀
    Et n’oublie pas tes runnings !!!

  11. SCHMODERER RICHARD dit :

    Bravo Remy,
    Du vrai sang dans tes veines.C’est un vrai régal de participer à nos sorties.
    Un palmarès hallucinant, un pêche de tonnerre, un vrai homme…………
    Quelle chance Annie, ton mari est super.
    Chapeau Remy.
    Richard Brigitte

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